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Les métaux sont présents à l’état de traces dans l’atmosphère. A l’exception du mercure, les métaux se présentent sous forme particulaire. Ils peuvent être émis dans l’atmosphère par des processus naturels (volcans, embruns marins, érosion) ou résulter d’activités humaines telles que la combustion de combustibles fossiles (industrie, chauffage, transport), la métallurgie, l’incinération de déchets, etc.

Du fait de son tissu industriel historiquement associé à la sidérurgie, à l’extraction et la transformation des métaux non-ferreux, la Wallonie est particulièrement concernée par ce type de pollution.

La législation wallonne réglemente les teneurs dans l’air pour 4 métaux : l’arsenic (As), le cadmium (Cd), le nickel (Ni) et le plomb (Pb).

Origines de la pollution

La majorité des émissions wallonnes de métaux (arsenic, cadmium, chrome, cuivre, mercure, nickel et plomb) sont imputables au secteur industriel (50 % en 2014). Celles-ci sont toutefois à la baisse puisqu’entre 2000 et 2014, elles ont diminué de près de 75 % grâce aux mesures imposées dans le secteur. Une autre source importante de métaux lourds est le secteur des transports, qui totalise 31 % des émissions en Région wallonne (-12 % entre 2000 et 2014).

  • L’arsenic. Il provient principalement de l’utilisation de combustibles minéraux solides (charbons) et de certains processus industriels tels que la métallurgie de métaux ferreux ou non ferreux ou encore la production de verre.
  • Le cadmium. Il provient de l’incinération des déchets et de procédés industriels tels que la métallurgie.
  • Le nickel. Les émissions proviennent de la combustion de fioul et de charbon, du raffinage du pétrole, de l’incinération de déchets et de la production d’aciers spéciaux.
  • Le plomb. Historiquement, la pollution de l’atmosphère par le plomb était associée aux émissions du trafic. Le plomb ajouté à l’essence pour améliorer l’indice d’octane se retrouvait dans les gaz d’échappement puis dans l’air. La sidérurgie était également une source importante d’émissions de plomb. Aujourd’hui, le plomb est encore émis en secteur industriel.

  

Effets sur la santé

L’arsenic et le nickel sont  des oligo-éléments et sont nécessaires à la vie à faibles doses mais peuvent s’avérer toxiques à plus fortes doses. Par contre, le cadmium et le plomb n’ont aucune utilité connue et sont préjudiciables dans tous les cas. 

  • L’arsenic. L’arsenic est bien connu pour être un poison violent. Les effets d’une exposition chronique sont nombreux : dermatite, irritation des voies aériennes, effets cardiovasculaires, hématologiques et hépatiques, atteinte du système nerveux, … A plus faibles doses, il est surtout reconnu comme cancérigène (voies respiratoires, poumons, peau) et génotoxique.
  • Le cadmium. Il interfère avec le métabolisme du calcium avec un impact sur les reins (insuffisance rénale) et le squelette (perte du calcium, ostéoporose). Il est également cancérigène (poumons, prostate).
  • Le nickel. Le nickel est un allergène pour la peau (dermatite, eczéma) et pour le système respiratoire. Il est classé comme cancérigène (poumons, cavité nasale, larynx).
  • Le plomb. Dans l’organisme, le plomb interfère avec différents systèmes enzymatiques et déplace d’autres métaux essentiels. Il se fixe majoritairement au niveau des os où il entre en compétition avec le calcium. Ses effets portent sur le système nerveux (saturnisme) et se traduisent par une réduction de la vitesse de conduction des nerfs avec des troubles neurologiques (confusion, anxiété, perte de mémoire, …). Les enfants sont particulièrement sensibles et peuvent subir des troubles du développement cérébral. Il perturbe également la synthèse de l’hème provoquant de l’anémie. Le plomb est suspecté d’être cancérigène.

Effets sur l’environnement

Les métaux peuvent contaminer les sols et les eaux de surface ou souterraines. Ils s’accumulent dans les organismes vivants où ils perturbent les mécanismes et les équilibres biologiques. Ils peuvent se retrouver dans les aliments avec un effet d’accumulation tout au long de la chaîne alimentaire.

Situation wallonne

Depuis le début des mesures fin des années 70, les concentrations en métaux ont diminué. Cela tient essentiellement à deux facteurs. Tout d’abord, il y a eu l’interdiction de l’essence contenant du plomb et ensuite, la réduction des activités sidérurgiques.

Depuis 2016, il n’y a eu aucun dépassement des normes européennes. Seul un site industriel doit encore faire l’objet d’une surveillance particulière (problématique du cadmium).

 

Méthode de mesure

Le prélèvement des métaux (fraction PM10) s’effectue sur des filtres (durée de 24 h ou 7 jours selon les sites) qui, de retour au laboratoire, sont digérés puis analysés par spectroscopie à torche de plasma couplée à une détection par spectrométrie de masse.

En savoir plus : http://www.awac.be/index.php/2017-03-28-09-19-01/emission-de-metaux-lourds

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